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S’informer pour mieux prévenir les chutes

Chaque année au Québec, 1 personne sur 3 âgée de 65 ans ou plus est victime d’une chute. Parfois bénins, ces incidents peuvent toutefois avoir de graves conséquences. L’équipe du Marronnier se mobilise donc pour informer les résidents et les résidentes à propos des risques et prévenir les chutes.


Un phénomène à prendre au sérieux



Comme l’explique Cristina Gangan, infirmière clinicienne au Marronnier, la sensibilisation des aînés semble avoir porté ses fruits au cours des dernières années, et il est important de sensibiliser régulièrement la clientèle aux risques de chute:


« L’année où nous avons offert deux conférences accompagnées d’exemples et de statistiques, le nombre de chutes a diminué, mais au cours des années suivantes, le taux est remonté. Il faut donc revenir à la charge! Après la pandémie de COVID-19, une épidémie de chutes ont été enregistrées au Marronnier. Depuis, la fréquence des chutes a diminué d’environ 10%, mais la moitié d’entre elles ont entraîné une hospitalisation ou des conséquences importantes sur l’autonomie de la personne impliquée».


Les statistiques sont claires: une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) révèle qu’à l’échelle de la province, en moyenne 1082 décès par année sont directement causés par une chute. À ce sujet, Cristina Gangan est catégorique : «Une personne sur deux qui subit une chirurgie en raison d’une fracture de la hanche causée par une chute succombera à une phlébite, une embolie pulmonaire ou un infarctus du myocarde dans l’année suivant l’intervention.»


Les chutes ne sont donc pas à prendre à la légère, mais leur impact peut être réduit grâce à l’adoption de bonnes pratiques, à la sensibilisation et à l’implication de la communauté. «On a des résidents et des résidentes qui confectionnent des accessoires pour rassembler les fils et les cordons et les coller au mur pour éviter qu’on s’y prenne les pieds.»


Apprendre à bien gérer les risques


Pour prévenir les chutes, il faut tenir compte de plusieurs facteurs de risque. En voici un petit inventaire.


La condition physique



Le déclin de la condition physique est le premier facteur de prédiction de la fréquence et de la gravité des chutes. Pensez aux films de kung-fu et à leurs acteurs, qui ne cessent de tomber sans se blesser. La masse musculaire et osseuse, la motricité et la souplesse sont des atouts importants, qui sont tous développés par l’activité physique. Au Marronnier, nous offrons plusieurs activités qui permettent aux aînés de garder la forme. Été comme hiver, il est possible de bouger!


La vue



Votre dernier examen de la vue remonte à loin? N’hésitez pas à tenir vos prescriptions à jour. L’acuité visuelle permet de voir les objets autour de vous, d’évaluer les distances et de diminuer le risque de chute. Il suffit parfois d’une visite chez l’optométriste pour éviter la catastrophe. 


Les risques cognitifs


Malheureusement, les chutes sont parfois associées aux maladies neurodégénératives, comme les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, mais elles peuvent aussi être associées à des déficits cognitifs moins graves. Le manque de sommeil, par exemple, est un facteur de risque important


La prise de médicaments



Les chutes sont souvent associées à la prise de médicaments. Les anxiolytiques, par exemple, peuvent causer de la confusion et nuire à la mobilité, surtout quand on les prend pour dormir. «Les personnes âgées sont nombreuses à tomber alors qu’elles se lèvent la nuit pour aller aux toilettes», précise l’infirmière clinicienne. 


Les analgésiques, tels que les opioïdes, peuvent également avoir cet effet. Il est donc préférable de privilégier la coanalgésie et les méthodes non pharmacologiques pour soulager la douleur. 


L’aménagement de l’espace



Les proches aidants peuvent aider les résidents et les résidentes à optimiser l’installation de leur mobilier pour réduire les risques de chute. Avoir trop de meubles et d'objets décoratifs ou des meubles qui sont trop gros augmente le risque.


Les risques environnementaux


Le cocktail météo propre au Québec, c’est-à-dire la glace, la pluie et tout ce qu’il y a entre les deux, peut provoquer des chutes, mais il ne faut pas s’abstenir pour autant de faire de l’activité physique et se terrer chez soi. 


Comme l’explique Dianne Labelle, formatrice à la Fédération de l'Âge d'Or du Québec (FADOQ) au micro du 98,5 FM, les risques sont souvent plus grands la deuxième et la troisième journée après une tempête: «La journée de la tempête, ça va, on fait attention. C'est la deuxième et la troisième journée qui peuvent être dangereuses, parce que soit c'est mal nettoyé, soit la gelée a pris».


Les risques comportementaux


«Connais-toi toi-même», comme disait Socrate. Il faut savoir quand s’arrêter et connaître nos limites. Bien des chutes surviennent chez des personnes qui se sentent trop en confiance. En revanche, trop prévenir peut nuire à nos capacités physiques. Le meilleur exemple est celui de la marchette: certaines personnes la refusent quand elles en ont besoin, tombent et se blessent, alors que d’autres la prennent trop vite et perdent en force physique et en tonus musculaire. Il faut donc trouver un juste milieu. 


Pour prévenir les risques, il existe aussi des outils technologiques, comme le bracelet Lifeline, qui s’active en cas de chute et envoie automatiquement un message à l’entreprise à laquelle il est associé. 


Les solutions pour réduire au minimum les risques de chute sont donc nombreuses. N’hésitez pas à communiquer avec les intervenants et les intervenantes du Marronnier pour mieux vous informer.


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